Raison d'être

A force d'éparpiller les mots et les images qui naissent du quotidien, je les égare, je les sème, j'ignore ce qui en naît peut-être....Pourquoi ne pas les regrouper ici…les partager  au gré du hasard et des errances.

J'espère que cette errance sera aussi ludique pour vous que pour moi ; qu’elle sera l’occasion de rencontres et de découvertes… que comme moi, vous serez peut-être parfois ému, souvent amusé, en colère aussi.

Bienvenue à chacun et à tous !


Et si vous voulez me laisser un petit message : cat@lecumedeschoses.com
Voilà, c'est simple comme .... bonjour !

Profil

  • : Cat
  • L'écume des choses
  • : Femme
  • : Ile de
  • : Cat, 50 ans, 2 enfants, 1 chienne, 2 chattes .... Les yeux grand ouverts, la passion des gens, de l'imprévu, de l'écriture ... des aventures de la vie !

Petits principes du quotidien

Accueillir, adoucir, agir, aimer, aller, caresser, chanter, construire, donner, dormir, écouter, écrire, embrasser, entreprendre, frapper, hurler, marcher, méditer, murmurer, pardonner, partir, pleurer, râler, revenir, rêver, rire ...vivre !

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Bienvenue à vous qui passez !


Entrez, venez donc!

Installez-vous confortablement à cette table, dans ce fauteuil .... oui, là près de la cheminée .... ou sur la terrasse !

Promenez-vous à votre guise dans le bric-à-brac des mots et des images que le quotidien me fait laisser là ....

Laissez un mot, si l'envie vous vient d'y ajouter un peu du vôtre ..... ou bien repartez, discrètement, je ne vous en voudrai pas !!!!!

Passez une bonne journée, ou une bonne nuit !

Bien à vous

Cat

analyse audience

A vous, si vous le voulez ...

Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 17:53

 

Signes qui empilent les émotions de la ville, offrent au passant ses mémoires emmêlées.

Témoignent des heurts et des soubresauts quand le mur se fait acteur de l’Histoire, des histoires.

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Honorent ceux qui hantent la mémoire des vivants  


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Rappellent la vanité du présent

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Soulignent les tensions qui  habitent un lieu


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Laissent sourdre l’indicible des affres et des désirs dont les murs ont abrité, encagé la violence et les silences.

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Par Cat - Publié dans : Les villes, la nuit - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 18:00

Petite remarque liminaire

La violence est une réalité permanente de nos vies, de la manière dont nous gérons nos relations aux autres. Indéniablement, nous sommes devenus plus exposés à cette réalité, plus sensibles à ses manifestations, avec des conséquences multiples, tant au regard des équilibres intimes que des modalités d’interactions sociales et de régulations citoyennes. Régulations et dérégulations en rondes folles.

Parmi les différentes manifestations de la violence ambiante, l’une d’elles me semble être à la fois particulièrement constante et pernicieuse, dans la mesure où elle est très socialisée, de ce fait, plus feutrée et moins visible. Que ses effets sur ceux qui en sont victimes sont d’autant plus destructeurs qu’ils ne leur permettent que rarement de se penser victimes. Il s’agit de la relation d’emprise. Cette relation qui unit deux personnes dont l’une se fait prédatrice de l’autre, l’enfermant dans le réseau inextricable d’un « double lien » faisant alterner de façon incompréhensible douceur et  reproches, compréhension et rejet, jusqu’à lui faire perdre toute prise sur elle-même. Jusqu’à en faire un objet méprisable à ses propres yeux, justifiant par là-même les dérives du prédateur.

 De ces relations, j’ai souvent été témoin, par ma position professionnelle. J’ai eu envie d’inventer une histoire, s’inspirant de différentes histoires. Les personnages ne sont pas beaux. Ils sont juste humains. Je vous la livre, petit bout par petit bout, à la manière d’un feuilleton …. Je vais m’y attacher. Je demande votre indulgence !


Scène 1

Elle s’est arrêtée devant le miroir. Son regard erre sur le reflet de l’espace, derrière elle. Tout est parfaitement à sa place. La jolie table de salle à manger brille doucement. Les chaises l’entourent comme il se doit. Les tableaux font des tâches de couleurs vives qui accrochent le regard. En arrière plan, un peu en contre bas, les coussins leur répondent.

Il est là. Vautré sur le large sofa bleu sombre. Forme indistincte dont n’émerge que le contour clair du visage. Un beau visage carré, légèrement buriné, juste ce qu’il faut. L’air absent, il manipule la télécommande de la télévision, cherchant un reportage, une émission pour noctambule, ou rien peut-être.

Elle se regarde enfin. Examine attentivement et sans concession sa poitrine menue sur un torse d’adolescente, aux côtes un peu saillantes. Elle sait par cœur ses hanches étroites, ses jambes un peu courtes, cette silhouette de petite fille juste pubère qui lui a tant plu, il y a trente ans, et qu’elle est si fière d’avoir retrouvée après quatre grossesses. Nier les grossesses, nier la femme, redevenir la petite fille qu’il avait élue. Elle s’attarde sur son visage. Tout petit visage que les ans commencent à marquer. A peine encadré de mèches courtes aux blonds divers. Son dernier lifting date d’un an maintenant. Redonner leur tension à ces paupières que les larmes trop nombreuses avaient rendues lâches. Pour retrouver l’or de ses yeux. Songeuse, elle passe un doigt le long de son maxillaire droit, tendant la peau, effaçant les ridules qui encadrent sa bouche.

Il est immobile, tendu sans en avoir l’air. Concentré sur l’écran où il fait défiler des images qu’il ne voit pas. Il sait qu’elle le regarde dans le miroir. Qu’elle attend un mot, une marque d’attention, même si c’est un reproche. Il sait qu’elle ne va pas tarder à laisser échapper un léger soupir et dire « je vais me coucher » en se dirigeant vers leur chambre. Il lui faudra ensuite attendre un peu, le temps qu’elle s’endorme. Le portable vibre discrètement dans sa poche, contre sa cuisse. Un texto. Le temps semble immobile. Il enveloppe la fébrilité de l’attente.

« Je vais me coucher

-          Ok »

Son royaume. Son royaume pour quelques heures. Il s’inscrit dans la lumière glauque du grand écran de l’ordinateur. Le halo de la petite lampe de bureau délimite l’espace avec précision, donne au clavier, au téléphone posé à côté, une présence aigue. Les contours de la petite pièce s’estompent dans l’ombre.

Il procède avec ordre. Il est un homme d’ordre. Il suit chaque piste de façon méthodique, tient ses fiches et ses dossiers à jour. C’est son secret. Etudier la cible, la tester, élaborer une première stratégie … et s’adapter sur ces bases aux évolutions de l’action.

D’abord faire le point de ce qui est en cours. Ouvrir les deux messengers et les trois sites qui sont ses terrains. Puis prendre les textos.

L’émotion monte comme à chaque fois qu’il s’apprête à découvrir les trésors déposés là, juste pour lui, par ses gazelles.  

La suite dimanche prochain …

 

Par Cat - Publié dans : Petits feuilletons - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 21:59

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« La femme de Loth regarda en arrière et fut changée en statue de sel. »

La femme de Loth n’a pas de nom. Elle est juste la femme de Loth, la mère des filles de Loth.

La femme de Loth est cohorte, elle est ces femmes en multitude dont les jours ne sont pas des jours. Seulement des gestes. Répétés à l’infini jusqu’à diluer le temps, abolir l’égrènement des heures, les assujettir au geste suivant.

La femme de Loth ne court plus après son âme. Elle l’a laissé glisser dans la ronde infernale des regards qui frôlent, des corps qui chavirent, des rires repus qui congédient. Alors, machinale, elle farde ses yeux, tourne et se déhanche.

La femme de Loth s’est assise, invisible, apaisée, tandis que la foule poursuit ses jeux orgiaques. Elle respire la chaleur de l’enfant, délicatement esquisse d’une caresse le contour de son corps. Et renoue en secret avec son âme.

La femme de Loth marche, met ses pas dans les pas de Loth qui court vers un ailleurs improbable. Elle va comme une ombre. Loin devant, il l’a oubliée dans sa course éperdue, apeurée.

La femme de Loth s’immobilise tanguant entre ce demain sans contour et cet hier doux comme le souvenir d’un rire d’enfant. Hésitant sans fin entre ce qui n’est plus et ce qui n’est pas encore, la femme de Loth est à jamais le sel du jour présent.

 

 

 

A toutes les « femmes de Loth »,
celles qui gardent nos enfances,
celles qui hantent nos banlieues comme nos villages
et les colorent de toutes les teintes de l’amour.
A toutes ces femmes auxquelles nous devons
de ne pas être éternellement que des femmes de Loth.

Par Cat - Publié dans : Histroires de filles - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 10:38
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Par Cat - Publié dans : La vie qui va ... - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 08:43
un-verre.jpg


profitez de ces instants
quels qu'en soient les visages
faites en de la poudre précieuse
à disperser aux quatre vents
pour illuminer toutes les grisailles à venir
pour sécher toutes les larmes
pour faire fleurir les rires
et les désirs

Par Cat - Publié dans : La vie qui va ... - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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