"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton"

                                                     Bachelard

A force d'éparpiller les mots et les images qui naissent du quotidien, je les égare, je les sème, j'ignore ce qui en naît peut-être....Pourquoi ne pas les regrouper ici…les partager  au gré du hasard et des errances.

J'espère que cette errance sera aussi ludique pour vous que pour moi ; qu’elle sera l’occasion de rencontres et de découvertes… que comme moi, vous serez peut-être parfois ému, souvent amusé, en colère aussi.


Et si vous voulez me laisser un petit message :
cat@lecumedeschoses.com
Voilà, c'est simple comme .... bonjour !

  • Cat
  • L'écume des choses
  • Cat, 52 ans, 2 enfants, 1 chienne, 1 chatte .... Les yeux grand ouverts, la passion des gens, de l'imprévu, de l'écriture ... des aventures de la vie !


Merci de l'avoir dit

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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 07:14

Elle a 14 ans.

Elles confie souvent les mots comme ils viennent, à son téléphone, puis les transfert, les regroupe .... 

quand elle nous les livre, c'est au rythme d'un spam générationnel 

et elle nous saisit, nous arrête, nous envoûte ....

 

Fragilite.jpg

Une pensée envolée,

Un cœur libéré.

 

Un jour j’me suis réveillée, légèrement déstabilisée avec une envie, l’envie de m’évader de ce monde attristé et écorché par ces jeunes en pleine adolescence qui sont rentrés dans une violence tellement intense qu’on se demande s’que nos mômes feront de leur enfance bien sages à la maison ou derrière les barreaux d’une prison.

 

Tu te plains de ta vie, tu penses que t’as trop d’ennuis,

Vous vous plaigniez mais si seulement vous regardiez d’un peu  plus près vous verriez alors que la vie vaut de l’or.

 

Pour avancer, faut savoir s’exprimer.

Pour avancer arrêtez de penser sans cesse à votre passé.

Faut oublier tous les moments insensés ou tu te demandais ou t’allais terminer, ou t’allais poursuivre ta vie, finir de grandir...

 

A l’heure qu’il est tes soupirs ont remplacé tes sourires.

La tristesse et la mélancolie plus d’une fois ont prit place dans ta vie mais regarde, même après tout ça, t’es encore là debout devant moi.

 

J’continue d’avancer sur mon chemin que je pensais déjà tracé. J’ai rencontré des obstacles, mon père m’a laissée me démerder ça m’a foutu une de ces claques.

J’ai du respect pour cette femme qui ma élevée qui elle ne m’a jamais laissé tomber.

Le temps est bien passé mais les cicatrices sont restées.

 

Essayer de faire face. De trouver sa place en espérant laisser une trace ailleurs que sur sa table de classe. Ne crois pas que ta destinée est déjà préméditée. Ça sera toi qui la traceras au fur et à mesure que le temps passera.

Ne confonds pas ta vocation avec juste une de tes simples passions après tout j’donne juste mon opinion. Un jour tu t’en monderas les doigts et tu te demanderas pourquoi papa n’était pas la…

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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 09:24

Ce n'est pas très glorieux de publier de nouveau un post ancien !

Camille a 25 ans aujourd'hui et le souvenir du jour de sa naissance reste une immense joie personnelle et ..... mais je vous laisse le lire, je ne vais pas me répéter ! 

une pensée bien évidente pour les japonais en ce jour de mémoires paradoxales .... 


C'est magnifique d'avoir une fille de 25 ans .... bon anniversaire ma Belle !

 

 

28 avril 1986, 20h00. Il y a quatre heures, j'ai mis au monde mon premier enfant. Ma petite fille. Les mots sont pauvres, défaillants, pour dire la peur de la future mère, l'expérience unique, sidérante, de sa propre naissance, quand le corps, les corps prennent les commandes, puis l'émotion absolue, pure, au premier vagissement, devant le visage tout rond, la bouche grande ouverte qui absorbe le monde, d'un seul coup, dans un seul cri ...

Tout le monde est parti, le papa, les grand parents, à grand peine, ne pouvant se détacher de ce tout petit, tout neuf, promesse d'un monde qui se renouvelle.
Je suis seule, Camille est si petite que l'équipe de pédiatrie a préféré la garder pour la nuit.
Un peu flottante, je me dis qu'il est l'heure de reprendre contact avec le monde. J'attrape la télécommande, c'est l'heure du JT.

Tout d'abord, je ne comprends pas ces images grises, floues qui envahissent l'écran. Des bâtiments industriels vides, comme cendrés. Des non-lieux auréolés de mort, sortis de nulle part et projetés au coeur de nos quotidiens.
Les commentaires sont décousus, ne donnent pas prise à la pensée, laissent seulement saisir une tension extrême, une sidération qui est comme le négatif de celle tellement vivante que j'ai vécue quelques heures plus tôt. Éros et Thanatos. Cela je le saisis très vite. Je le ressens profondément.

Petit à petit les mots se fondent aux images et je comprends : Tchernobyle, il y a deux jours .....



Année après année, j'ai vu ma petite fille grandir, rire, danser .... puis farder ses yeux ....devenir la jeune femme drôle, volontaire, généreuse qu'elle est aujourd'hui.


Pas une année sans penser à cette soirée, aux mensonges découverts ensuite, aux mères de ces enfants vus et revus .... surtout aux mères de ces
  enfants.






Devenir mère, être mère, enfanter, donner, transmettre la vie, dans un monde qui a, à ce point perdu le sens du sacré le plus élémentaire, dont les Lumières vacillent si dangereusement ....  



Être mères quand même, inventer les réponses, vaille que vaille, ravaler les larmes, essuyer les pleurs, accueillir les rires, y répondre et être ensemble, mères pour que demain ait une chance.


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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 15:10
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