Dimanche 8 novembre 2009
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13:35
Je m’étais absentée.
Absentée sans être loin.
C’était très provisoire, mais qui sait avec le provisoire !
Les mots s’étaient absentés, l’envie de les forcer à s’assembler,
de se laisser envahir par leur fluidité aussi.
C’était un temps d’action sans mots.
On se perd, on tourne en rond !
C’est absurde, sans issue …
Ça y est j’ai retrouvé le chemin, je reviens !
Certains d’entre vous sont venus, discrètement.
Leurs visites m’ont été agréables, comme des signes de la main. Merci.
Par Cat
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Mercredi 7 octobre 2009
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20:15
Il y a parfois des gens comme ça
Qui fascinent et dérangent
Sachant désigner les frontières
Pour dire la futilité des différences
Dessinant alors des espaces infinis
Que les corps emplissent
De signes fluides et mystérieux
Où les voix lèvent
Les souffles primitifs
Alliant et liant les ambigüités
Pour qu’émerge un monde
Où il fait mal et bon
Se perdre et se trouver
Pour que l’instant soit
Au-delà de la douceur, de la fureur,
Etrange, beau, vrai.
Par Cat
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Lundi 14 septembre 2009
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07:43
Synonymes possibles : apparence, fantôme, illumination
…..
Mais aussi : intention, invention, pensée ….
A ceux qui portent des idées, comme on porte des bijoux. Levant haut la voix et
le geste large, attirant les regards et s’y baignant voluptueusement. Puis las et seuls, à la tombée de la nuit ou au lever du jour, ils s’en dévêtent et laissent au jour suivant, le soin de les
reprendre … ou d’en choisir une autre …
A ceux qui agitent les idées, comme le charlatan son pendule, le toréador sa cape
…
A ceux qui attrapent les idées comme des planches de salut et s’y accrochent,
spectateurs statufiés d’un évidement lent et inexorable.
A ceux qui vivent. Avec des idées, idées incarnées, enfin pensées. Et puis
meurent aussi, bien sûr.
Mais pas aux vulgaires, si romantiques, quand le romantisme est un spectacle dont
les autres assument le tragique ! Ces vulgaires qui ont pu avoir l’audace de parler d’obscénité quand la force de vivre se pare de pudeur ….
Par Cat
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Dimanche 13 septembre 2009
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19:05
Comme vous l’avez peut-être compris, j’aime les
« lieux », les villes particulièrement, mais pas uniquement. Pas à la manière d’un géographe ou d’un urbaniste, non. Plutôt comme une promeneuse, une cueilleuse, grappilleuse, des
signes, des traces de la vie telle qu’elle y pulse. Ce sont les mémoires enchevêtrées et la manière dont chaque ville sait ou ne sait pas les laisser respirer et nourrir le présent qui me
fascinent, me retiennent. C’est le géni de chaque lieu et la façon dont la ville se fait chair, sage, ironique, violente ou transgressive, que je guette malgré moi.
Parfois, elles me blessent quand elles se cherchent au risque de s’éteindre,
comme ces villes bien de chez nous, qui hésitent entre la tentation de la ville musée et celle de la galerie marchande. Ces villes qui se font parcs d’attraction, normant à l’extrême leurs
apparences et niant, abrasant les élans du quotidien, quand les rues se donnent à voir, après n’avoir été que des lieux où passer et refusent de redevenir des lieux à vivre …
Je reviendrai sur ces sujets, je traquerai les nœuds de la rébellion salutaire
des villes ….
Pour le moment, juste quelques notes …
Par Cat
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Jeudi 3 septembre 2009
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13:34
Le propos est sans doute un peu pervers un jour de rentrée des classes !
Un soupçon de masochisme peut-être .....
Par Cat
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Publié dans : La vie qui va ...
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C'est vous qui l'avez dit !