Mardi 1 septembre 2009
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Bonjour à tous !
Premier septembre, les vacances sont finies.
Vacance de l'inspiration, de l'envie ....
Vacances pour errer un peu, aller, s'imprégner ....
Faire le plein de sensations embryonnaires
qui vont se former, s'épanouir
Nourrir les liens ....
A bientôt
Par Cat
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Jeudi 23 juillet 2009
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18:33
Juste à la lisière, au sud de la conscience, dans le lieu incertain où se mêlent
aux bribes de pensées les images et les sensations, flottent obstinées et indociles, douces aussi, ces questions, en ronde lancinante.
Va-t-il bien ? Cette douleur qui épuisait son corps s’est-elle éclipsée
enfin ? Son cœur est-il léger ? Et son rire ? Quelqu’une sait-elle le faire jaillir clair et sonore et le cueillir et s’en parer ?
Le sommeil hypnotique me happe. Me berce d’une tendresse légère comme le souffle
de la nuit. D’un léger vertige qui me prend je sais le manque imperceptible où se ressourcent mes mots, où dort le désir.
Par Cat
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Mardi 30 juin 2009
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A toi,
moi, mie âme mienne …
Lâche prise
Laisse à ce passant le goût de ton sang
Ne le laisse plus s’engouffrer dans ta fragilité
Lâche prise
La main qui quémande
Jamais n’entend
Lâche prise
Démêle les souffles épuisés
Redessine l’espace
Lâche prise
Fais confiance au soleil, love-toi dans le silence
Et à l’acmé du jour suivant
Sois amante essentielle
Lâche prise
Mais reviens
Et dis-lui
Que tu as
« rapporté du désespoir un panier si petit, mon amour, qu’on a pu le tresser en osier »
Par Cat
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Samedi 27 juin 2009
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19:51
C’était un temps aboli, immobile. La folie avait éteint les yeux des hommes. La
terre et le ciel dans une étreinte mortifère avaient éteint les étoiles…
….
ILS ÉTEIGNENT LES ÉTOILES À COUPS DE CANON
Les étoiles mouraient dans ce beau ciel d’automne
Comme la mémoire s’éteint dans le cerveau
De ces pauvres vieillards qui tentent de se souvenir
Nous étions là mourant de la mort des étoiles
Et sur le front ténébreux aux livides lueurs
Nous ne savions plus que dire avec désespoir
ILS ONT MÊME ASSASSINÉ LES CONSTELLATIONS
Mais une grande voix venue d’un mégaphone
Dont le pavillon sortait
De je ne sais quel unanime poste de commandement
La voix du capitaine inconnu qui nous sauve toujours cria
IL EST GRAND TEMPS DE RALLUMER LES ÉTOILES
Et ce ne fut qu’un cri sur le grand front français
AU COLLIMATEUR À VOLONTÉ
Les servants se hâtèrent
Les pointeurs pointèrent
Les tireurs tirèrent
Et les astres sublimes se rallumèrent l’un après l’autre
Nos obus enflammaient leur ardeur éternelle
L’artillerie ennemie se taisait éblouie
Par le scintillement de toutes les étoiles
Voilà voilà l’histoire de toutes les étoiles
Et depuis ce soir-là j’allume aussi l’un après l’autre
Tous les astres intérieurs que l’on avait éteints
…
Les mamelles de Tirésias (G. Apollinaire)
Au mois d’aout, j’irai me planter sous le ciel noir, le nez dans les
étoiles ! Sans obus, sans mitraille, juste avec mes mains levées, orante pour la joie seulement.
J’attraperai une étoile filante, je la donnerai au premier enfant qui passe.
Et puis une autre pour mettre de la lumière dans les yeux de ceux qui sont
enfermés dans des maisons aux volets clos sur leurs désirs d’avant et de demain. A tous ceux qui n’entendent pas le poète.
Viendras-tu avec moi ?
Par Cat
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Dimanche 21 juin 2009
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Cette fichue manie de piocher au hasard, les yeux fermés, un livre, quand le jour s'efface et que le vague de
l'entre deux s'installe .... Et me voilà avec entre les mains, un recueil que je ne savais plus avoir, un poète aussi prenant que les plus grands de ce début du XXème siècle mais tellement méconnu,
Attila Jozsef, le hongrois qui par la violence crue de ses mots met à jour, à notre coeur défendant, nos démons intérieurs, l'un après l'autre, notre duende, comme le dit très bien Kristina Rady
dans la préface de ce ptit livre que je tiens. J'ai choisi deux extraits, parce qu'il importe avant tout de laisser la parole au poète. Cela aurait pu être autre chose, mais pourquoi pas cela
...
J'entends le fer pleurer,
j'entendis la pluie rire.
J'ai vu se fendre le passé,
tous les faux-semblants qu'on oublie,
et je ne puis jamais qu'aimer,
ployé sous mes fardeaux en souffrance,
à quoi bon fondre une arme mordorée,
avec toi, or pur de la conscience !
Le compte est prêt
Entre mes mains j'ai remis mon esprit :
quand on a rien, ce n'est pas un gros prix,
le même mal et la même dépense
que l'animal pour mourir en silence.
Je suis né, j'ai rejoint, j'ai pris congé,
j'ai tenu bon, même dans le danger.
Que s'amusât de moi quelque donzelle,
je la croyais, c'atait tant pis pour elle !
Jamais avare, et bon payeur toujours,
quant aux faveurs, je réglais en amour.
J'ai fait le fou parmi les messieurs sages,
rincé le pont, halé sur les cordages,
vendu de tout, crécelles, pain, bouquins,
journaux ou vers : ce qui s'achetait bien,
et pour finir, je crois, ni tendre corde
ni grand trépas, mais le drap qui me borde.
Le compte est prêt, à raison ou à tort.
J'ai vécu - d'autres déjà y ont trouvé la mort.
Par Cat
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C'est vous qui l'avez dit !