Bienvenue à vous qui passez

Entrez, venez donc!

Installez-vous confortablement à cette table, dans ce fauteuil .... oui, là près de la cheminée .... ou sur la terrasse !

Promenez-vous à votre guise dans le bric-à-brac des mots et des images que le quotidien me fait laisser là ....

Laissez un mot, si l'envie vous vient d'y ajouter un peu du vôtre ..... ou bien repartez, discrètement, je ne vous en voudrai pas !!!!!

Passez une bonne journée, ou une bonne nuit !

Bien à vous

Cat

Raison d'être là

A force d'éparpiller les mots et les images qui naissent du quotidien, je les égare, je les sème, j'ignore ce qui en naît peut-être....Pourquoi ne pas les regrouper ici…les partager  au gré du hasard et des errances.

J'espère que cette errance sera aussi ludique pour vous que pour moi ; qu’elle sera l’occasion de rencontres et de découvertes… que comme moi, vous serez peut-être parfois ému, souvent amusé, en colère aussi.


Et si vous voulez me laisser un petit message :
cat@lecumedeschoses.com
Voilà, c'est simple comme .... bonjour !

Je suis ...

  • : Cat
  • L'écume des choses
  • : Femme
  • : Ile de
  • : Cat, 50 ans, 2 enfants, 1 chienne, 2 chattes .... Les yeux grand ouverts, la passion des gens, de l'imprévu, de l'écriture ... des aventures de la vie !

Un peu de musique ?


C'est vous qui l'avez dit !

A vous, si vous le voulez ...

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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /2009 10:19

Bonjour à tous !

Premier septembre, les vacances sont finies.
Vacance de l'inspiration, de l'envie ....
Vacances pour errer un peu, aller, s'imprégner ....
Faire le plein de sensations embryonnaires
qui vont se former, s'épanouir
Nourrir les liens ....

A bientôt






Par Cat - Publié dans : La vie qui va ... - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 18:33

Juste à la lisière, au sud de la conscience, dans le lieu incertain où se mêlent aux bribes de pensées les images et les sensations, flottent obstinées et indociles, douces aussi, ces questions, en ronde lancinante.

Va-t-il bien ? Cette douleur qui épuisait son corps s’est-elle éclipsée enfin ? Son cœur est-il léger ? Et son rire ? Quelqu’une sait-elle le faire jaillir clair et sonore et le cueillir et s’en parer ?

Le sommeil hypnotique me happe. Me berce d’une tendresse légère comme le souffle de la nuit. D’un léger vertige qui me prend je sais le manque imperceptible où se ressourcent mes mots, où dort le désir.

 

Par Cat - Publié dans : Pudeurs et impudeurs - Communauté : A fleur de peau
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 19:19

A toi, moi, mie âme mienne …

 






Lâche prise

Laisse à ce passant le goût de ton sang

Ne le laisse plus s’engouffrer dans ta fragilité

 

Lâche prise

La main qui quémande

Jamais n’entend

 

Lâche prise

Démêle les souffles épuisés

Redessine l’espace  

 

Lâche prise

Fais confiance au soleil, love-toi dans le silence

Et à l’acmé du jour suivant

Sois amante essentielle

 

Lâche prise

Mais reviens

Et dis-lui  

Que tu as
« rapporté du désespoir un panier si petit, mon amour, qu’on a pu le tresser en osier »

Par Cat - Publié dans : Pudeurs et impudeurs - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 19:51

C’était un temps aboli, immobile. La folie avait éteint les yeux des hommes. La terre et le ciel dans une étreinte mortifère avaient éteint les étoiles…




….

ILS ÉTEIGNENT LES ÉTOILES À COUPS DE CANON

Les étoiles mouraient dans ce beau ciel d’automne
Comme la mémoire s’éteint dans le cerveau
De ces pauvres vieillards qui tentent de se souvenir
Nous étions là mourant de la mort des étoiles
Et sur le front ténébreux aux livides lueurs
Nous ne savions plus que dire avec désespoir

ILS ONT MÊME ASSASSINÉ LES CONSTELLATIONS

Mais une grande voix venue d’un mégaphone
Dont le pavillon sortait
De je ne sais quel unanime poste de commandement
La voix du capitaine inconnu qui nous sauve toujours cria

IL EST GRAND TEMPS DE RALLUMER LES ÉTOILES

Et ce ne fut qu’un cri sur le grand front français

AU COLLIMATEUR À VOLONTÉ

Les servants se hâtèrent
Les pointeurs pointèrent
Les tireurs tirèrent
Et les astres sublimes se rallumèrent l’un après l’autre
Nos obus enflammaient leur ardeur éternelle
L’artillerie ennemie se taisait éblouie
Par le scintillement de toutes les étoiles

Voilà voilà l’histoire de toutes les étoiles

Et depuis ce soir-là j’allume aussi l’un après l’autre
Tous les astres intérieurs que l’on avait éteints




Les mamelles de Tirésias (G. Apollinaire)


Au mois d’aout, j’irai me planter sous le ciel noir, le nez dans les étoiles ! Sans obus, sans mitraille, juste avec mes mains levées, orante pour la joie seulement.
J’attraperai une étoile filante, je la donnerai au premier enfant qui passe.

Et puis une autre pour mettre de la lumière dans les yeux de ceux qui sont enfermés dans des maisons aux volets clos sur leurs désirs d’avant et de demain. A tous ceux qui n’entendent pas le poète.

Viendras-tu avec moi ?

 

Par Cat - Publié dans : Pudeurs et impudeurs - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /2009 21:46
Cette fichue manie de piocher au hasard, les yeux fermés, un livre, quand le jour s'efface et que le vague de l'entre deux s'installe .... Et me voilà avec entre les mains, un recueil que je ne savais plus avoir, un poète aussi prenant que les plus grands de ce début du XXème siècle mais tellement méconnu, Attila Jozsef, le hongrois qui par la violence crue de ses mots met à jour, à notre coeur défendant, nos démons intérieurs, l'un après l'autre, notre duende, comme le dit très bien Kristina Rady dans la préface de ce ptit livre que je tiens. J'ai choisi deux extraits, parce qu'il importe avant tout de laisser la parole au poète. Cela aurait pu être autre chose, mais pourquoi pas cela ...

J'entends le fer pleurer,
j'entendis la pluie rire.
J'ai vu se fendre le passé,
tous les faux-semblants qu'on oublie,
et je ne puis jamais qu'aimer,
ployé sous mes fardeaux en souffrance,
à quoi bon fondre une arme mordorée,
avec toi, or pur de la conscience !

Le compte est prêt
Entre mes mains j'ai remis mon esprit :
quand on a rien, ce n'est pas un gros prix,
le même mal et la même dépense
que l'animal pour mourir en silence.
Je suis né, j'ai rejoint, j'ai pris congé,
j'ai tenu bon, même dans le danger.
Que s'amusât de moi quelque donzelle,
je la croyais, c'atait tant pis pour elle !
Jamais avare, et bon payeur toujours,
quant aux faveurs, je réglais en amour.
J'ai fait le fou parmi les messieurs sages,
rincé le pont, halé sur les cordages,
vendu de tout, crécelles, pain, bouquins,
journaux ou vers : ce qui s'achetait bien,
et pour finir, je crois, ni tendre corde
ni grand trépas, mais le drap qui me borde.
Le compte est prêt, à raison ou à tort.
J'ai vécu - d'autres déjà y ont trouvé la mort.
Par Cat - Publié dans : Pudeurs et impudeurs - Communauté : Vive le désordre !
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