Partager l'article ! Attila, le hongrois oublié ...: Cette fichue manie de piocher au hasard, les yeux fermés, un livre, quand le jour s'efface et que le vague ...
Cette fichue manie de piocher au hasard, les yeux
fermés, un livre, quand le jour s'efface et que le vague de l'entre deux s'installe .... Et me voilà avec entre les mains, un recueil que je ne savais plus avoir, un poète aussi prenant que les
plus grands de ce début du XXème siècle mais tellement méconnu, Attila Jozsef, le hongrois qui par la violence crue de ses mots met à jour, à notre coeur défendant, nos démons intérieurs, l'un
après l'autre, notre duende, comme le dit très bien Kristina Rady dans la préface de ce ptit livre que je tiens. J'ai choisi deux extraits, parce qu'il importe avant tout de laisser la parole au
poète. Cela aurait pu être autre chose, mais pourquoi pas cela ...
J'entends le fer pleurer,
j'entendis la pluie rire.
J'ai vu se fendre le passé,
tous les faux-semblants qu'on oublie,
et je ne puis jamais qu'aimer,
ployé sous mes fardeaux en souffrance,
à quoi bon fondre une arme mordorée,
avec toi, or pur de la conscience !
Le compte est prêt
Entre mes mains j'ai remis mon esprit :
quand on a rien, ce n'est pas un gros prix,
le même mal et la même dépense
que l'animal pour mourir en silence.
Je suis né, j'ai rejoint, j'ai pris congé,
j'ai tenu bon, même dans le danger.
Que s'amusât de moi quelque donzelle,
je la croyais, c'atait tant pis pour elle !
Jamais avare, et bon payeur toujours,
quant aux faveurs, je réglais en amour.
J'ai fait le fou parmi les messieurs sages,
rincé le pont, halé sur les cordages,
vendu de tout, crécelles, pain, bouquins,
journaux ou vers : ce qui s'achetait bien,
et pour finir, je crois, ni tendre corde
ni grand trépas, mais le drap qui me borde.
Le compte est prêt, à raison ou à tort.
J'ai vécu - d'autres déjà y ont trouvé la mort.
A force d'éparpiller les mots et les images qui naissent du quotidien, je les égare, je les sème, j'ignore ce qui en naît peut-être....Pourquoi ne pas les regrouper ici…les partager au gré du hasard et des errances.
J'espère que cette errance sera aussi ludique pour vous que pour moi ; qu’elle sera l’occasion de rencontres et de découvertes… que comme moi, vous serez peut-être parfois ému, souvent amusé, en colère aussi.
Et si vous voulez me laisser un petit message :cat@lecumedeschoses.com
Voilà, c'est simple comme .... bonjour !
Vous l'avez dit !