Dimanche 14 février 2010
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08:49
Publié dans : Les villes, la nuit
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La Fondation Cartier a,
pendant des mois, proposé une superbe exposition, joliment appelée "Né dans la rue". Enormément de choses dans cette exposition, de l'anecdotique au plus
percutant.
A distance, je garde trois ..... images, impressions, empreintes .... difficile
d'échapper à ces mots là !
Les interviews des précurseurs new-yorkais. Hommes d'âge mûr, parfois très mûr
qui racontent la manière animale, adolescente de marquer son passage, puis son territoire; les absents, ceux qui n'ont pas passé les années; les prises de conscience, les prises de recul sur
leurs productions instinctives, automatiques, sur la part du corps et celle du collectif, sur le rapport au lieu, sur l'identité héritée, celle qui se construit, celle qui s'exprime ... et puis
parfois le cheminement initiatique de l'artiste, comme rebond, comme finalité intermédiaire
Et puis cette vision du geste et de la trace indissociés dans la fulgurance de
l’instant. Bien sur la vidéo ne rend pas l’émotion, en donne juste une idée
Enfin, le retour à la
rue, dans sa turbulence d’insoumise. La Fondation Cartier avait invité des graffeurs et leur avait offert sa façade, sur la rue.
L’auteur de cette vidéo a su les saisir, puis partir errer dans les rues, sur un prélude de Bach, retrouver Mis Tic ….. Un peu intello me direz-vous ? LA vous me faites
rire !!!!!!
Mercredi 3 février 2010
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17:53
Publié dans : Les villes, la nuit
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Signes qui empilent les émotions de la ville, offrent au passant ses mémoires
emmêlées.
Témoignent des heurts et des soubresauts quand le
mur se fait acteur de l’Histoire, des histoires.

Honorent ceux qui hantent la mémoire des vivants

Rappellent la vanité du présent

Soulignent les tensions qui habitent un lieu

Laissent sourdre l’indicible des affres et des désirs dont les murs ont abrité, encagé la violence et les silences.
Dimanche 13 septembre 2009
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19:05
Publié dans : Les villes, la nuit
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Comme vous l’avez peut-être compris, j’aime les
« lieux », les villes particulièrement, mais pas uniquement. Pas à la manière d’un géographe ou d’un urbaniste, non. Plutôt comme une promeneuse, une cueilleuse, grappilleuse, des
signes, des traces de la vie telle qu’elle y pulse. Ce sont les mémoires enchevêtrées et la manière dont chaque ville sait ou ne sait pas les laisser respirer et nourrir le présent qui me
fascinent, me retiennent. C’est le géni de chaque lieu et la façon dont la ville se fait chair, sage, ironique, violente ou transgressive, que je guette malgré moi.
Parfois, elles me blessent quand elles se cherchent au risque de s’éteindre,
comme ces villes bien de chez nous, qui hésitent entre la tentation de la ville musée et celle de la galerie marchande. Ces villes qui se font parcs d’attraction, normant à l’extrême leurs
apparences et niant, abrasant les élans du quotidien, quand les rues se donnent à voir, après n’avoir été que des lieux où passer et refusent de redevenir des lieux à vivre …
Je reviendrai sur ces sujets, je traquerai les nœuds de la rébellion salutaire
des villes ….
Pour le moment, juste quelques notes …
Vous l'avez dit !