Publié dans : Promenades - Communauté : Vive le désordre !
Est-il possible de terminer cette promenade sans une visite au voisin d'en face, là bas au flanc de l'autre coteau ? l'écouter radoter un peu et dire encore combien ce pays est son sang, comment il veut à lui s'unir quand il lui faudra partir ....
Ravi du dous
sejour,
Du commun jour,
Je veil, j’enten, j’ordonne,
Qu’un sepulcre on me donne,
Non pres des Rois levé,
Ne d’or gravé,
Mais en cette isle verte,
Ou la course entrouverte
Du Loir, autour coulant,
Est acollant’.
Là où Braie s’amie
D’une eau non endormie,
Murmure à l’environ
De son giron.
Je deffen qu’on ne rompe
Le marbre pour la pompe
De vouloir mon tumbeau
Bâtir plus beau,
Mais bien je veil qu’un arbre
M’ombrage en lieu d’un marbre :
Arbre qui soit couvert
Tousjours de vert.
De moi puisse la terre
Engendrer un l’hierre,
M’embrassant en maint tour
Tout alentour.
Et la vigne tortisse
Mon sepulcre embellisse,
Faisant de toutes pars
Un ombre épars.
Pierre de Ronsard


Vous l'avez dit !