L'écume des choses
Comme vous l’avez peut-être compris, j’aime les « lieux », les villes particulièrement, mais pas uniquement. Pas à la manière d’un géographe ou d’un urbaniste, non. Plutôt comme une promeneuse, une cueilleuse, grappilleuse, des signes, des traces de la vie telle qu’elle y pulse. Ce sont les mémoires enchevêtrées et la manière dont chaque ville sait ou ne sait pas les laisser respirer et nourrir le présent qui me fascinent, me retiennent. C’est le géni de chaque lieu et la façon dont la ville se fait chair, sage, ironique, violente ou transgressive, que je guette malgré moi.
Parfois, elles me blessent quand elles se cherchent au risque de s’éteindre, comme ces villes bien de chez nous, qui hésitent entre la tentation de la ville musée et celle de la galerie marchande. Ces villes qui se font parcs d’attraction, normant à l’extrême leurs apparences et niant, abrasant les élans du quotidien, quand les rues se donnent à voir, après n’avoir été que des lieux où passer et refusent de redevenir des lieux à vivre …
Je reviendrai sur ces sujets, je traquerai les nœuds de la rébellion salutaire des villes ….
Pour le moment, juste quelques notes …
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