L'écume des choses
Il y a parfois des gens comme ça
Qui fascinent et dérangent
Sachant désigner les frontières
Pour dire la futilité des différences
Dessinant alors des espaces infinis
Que les corps emplissent
De signes fluides et mystérieux
Où les voix lèvent
Les souffles primitifs
Alliant et liant les ambigüités
Pour qu’émerge un monde
Où il fait mal et bon
Se perdre et se trouver
Pour que l’instant soit
Au-delà de la douceur, de la fureur,
Etrange, beau,
vrai.
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Mer 7 oct 2009
2 commentaires
je rentre et je trouve ce superbe commentaire ! Merci André ! il n'y a vraiment rien à ajouter. J'ai tout de suite pensé à une photo que j'aurais bien voulu ajouter .... mais je ne suis
manifestement pas très douée !
bonne soire et bon WE !
bonne soire et bon WE !
Cat
j'aime tes mots, vraiment
belle fin d'après midi d'automne à toi
belle fin d'après midi d'automne à toi
mamalilou - le 11/10/2009 à 18h40
et moi je me sens bien dans ton chez toi virtuel ! il faut croire que nous avons quelques sensibilités communes ....
on est lundi n'est-ce pas ? alors courage !!!!!!!
A très bientôt
on est lundi n'est-ce pas ? alors courage !!!!!!!
A très bientôt
Cat
Dans l'un de tes derniers artices, je me suis "attardé" sur plusiurs mots-clés dans l'explication des âmes de villes, mais aussi sur la transgression. Tu écris :
"C’est le génie de chaque lieu et la façon dont la ville se fait chair, sage, ironique, violente ou
transgressive, que je guette malgré moi. "
Alors j'ai choisi de m'appuyer sur le naturisme et, en somme l'alpha et l'oméga d'un commentaire sur tout ce qui discrimine.
Ne nous voilons pas la face (un naturiste ne voile rien !) : le naturisme est une transgression. La nudité n’est elle pas un des tabous essentiels de nos sociétés ? Certes, ce tabou connaît de larges variations dans le temps et dans l’espace. Il y a loin de l’étui pénien des aborigènes de Nouvelle-Calédonie à la burka d’Afghanistan, et il y a loin, aussi, de la relative tolérance à l’égard de la nudité des civilisations antiques au puritanisme.
Transgresser le tabou de la nudité est donc, d’une certaine façon, contester l’ordre social, ses codes et ses règles. C’est nier la dominance du chef (ou de son substitut), voire refuser la notion même de dominance. On comprend alors pourquoi de nombreux groupes ou associations naturistes éprouvent le besoin de construire, pour justifier cette transgression, un raisonnement – voire une philosophie justificative - et sans bellicisme ni arrogance.
André